Chloé

je ne me lasse pas d’imaginer son corps tranquille
je ne me laisse pas aller à la mélancolie, les jours heureux je les ai dans un écrin et les emporte sur mon île.
je ne laisse pas venir à moi ces nuits de péril où, dans l’égarement d’un verre de trop, le silence se perd et vous distille.
à moi, quand sous tes mains disparaissait la ville.

je ne me lasse pas/ t’apercevoir sur mon île, jetant ton corps dans les absinthes épouse de mes absences, maîtresse absente, femme futile;
je te ramène à moi, chaque soir un peu plus docile à la lumière de mes humeurs sous le nuage d’encre de ma dernière cigarette.
je te borde là, dans cette bouffée tranquille, et le soupçon n’est pas pour toi je te caresse encore et la promesse nocive de t’emmener boire un dernier verre.
voir une étoile digne de ce nom dans la ville de lumière.

macadam, quid quidam,
si je longe une artère, vais-je trouver le cœur?

et si je me mets à l’envers, c’est un mirage utile, laisse-moi finir ma blonde, mon malt est éventé, ne m’en veux pas, ne m’en veux pas.
tu n’es pas si fragile et tes sourires se vengent, quand parfois en cachette tu me sais imbécile sur ton phono d’esthète que sillonnent les anges.
et qui me laisse en exil.

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